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La Mystique
"La Mystique" C'est un mot qui revient souvent dans les propos du père Thévenon. Bien éloigné du sens moderne qu'on lui donne habituellement.
 
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Le père Marcellin Fillère
Le père Marcellin Fillère Fondateur d'un mouvement de jeunes et d'un journal, le père Thévenon a été son disciple et tient de lui sa vocation sacerdotale
 

 

 
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Le Saint Suaire de Turin
 
 
Le Père Thévenon se pencha très tôt sur le mystère que représente le Saint Suaire de Turin. Il fit travailler le Groupe Soleil Levant sur cette question dès les années soixante-dix. La base d'étude était l'ouvrage du Docteur Pierre BARBET "La Passion de N.S. Jésus Christ selon le chirurgien" (1). Il suivit les travaux du Centre International de Sindonologie créé en 1959 et du STURP (Shroud of Turin Reasearch Project) Institut américain créé en 1976. A la suite de la datation au carbone 14 d'échantillons du suaire prélevés en 1988, il s'intéressa aux travaux du CIELT (2)  (Centre International d'Études sur le Linceul de Turin) avec beaucoup d'intérêt.
 
Le Linceul de Turin
En quelques mots, le Linceul de Turin est une pièce d'étoffe de 4.30 m sur 1.10 m conservée en la chapelle de Guarini à Turin où elle est vénérée depuis le 17e siècle comme étant l'authentique Linceul dans lequel le corps du Christ a été enveloppé après sa mort selon la description des évangélistes. On suit scientifiquement le cheminement de cette relique depuis le 14e siècle du village de Lirey en Champagne jusqu'à Turin. Mais on en parle tout au long du Moyen Age. Saint Cyrille de Jérusalem l'évoque déjà en 340. Est-ce le même objet ? Celui de Lirey n'est-il pas un faux ?
 
Une masse d'informations
Le Père Thévenon était frappé par la masse d'informations scientifiques rassemblées sur ce linceul depuis la réalisation de sa première photographie en 1878 (3), tout au long du 20e siècle notamment. Jamais un objet historique ne fut autant étudié. À la suite de la datation au carbone 14 de 1988, la question s'est vite posée de savoir qui était la faussaire si le Suaire était bien un faux comme le suggéraient les résultats de la datation.
 
Le Faussaire de Lirey
 
En admettant à priori le principe du faux suggéré par la datation au carbone 14, il faut résoudre le problème du faussaire et des extraordinaires moyens techniques dont il a disposé. Nous l'appellerons donc le "Faussaire de Lirey".
Qui était-il pour avoir voulu et ensuite su, réaliser le faux suaire dont on suit la trace de Lirey en Champagne jusqu'à Turin en Piémont du 14e siècle à nos jours ?
 
La théorie du faux bâtie sur les résultats des tests au carbone 14 suppose bien sûr :
  1. Que le test s'est déroulé dans le respect des règles scientifiques élémentaires habituelles.
  2. Que ce type de test à un taux de fiabilité tel qu'il peut être admis comme déterminant
  3. Qu'il ne doit pas être en contradiction avec la majorité des observations scientifiques réalisées à ce jour.
 
Partant de là, on peut bâtir une sorte de "cahier des charges" du faussaire permettant ensuite d'en esquisser le profil intellectuel et le caractère. Le faussaire a dû, en effet :
  1. Découvrir le mode de tissage pratiqué en Palestine au temps du Christ.
  2. Reconstruire le type de métier utilisé et réapprendre la technique utilisée pour produire une pièce d'étoffe de haute qualité à l'identique.
  3. Tisser cette étoffe en Palestine afin qu'elle se charge des poussières propres à ce pays (pollen notamment).
  4. Transporter le tissu selon l'itinéraire rapporté par la tradition afin de compléter la charge de poussières propres aux différentes régions traversées.
  5. Redécouvrir la technique originale de la crucifixion pour en percer tous les secrets.
  6. Crucifier un homme pour disposer de toutes les traces cliniques de ce supplice afin d'en reproduire une partie et de "décalquer" l'autre partie (traces de sang et secrétions diverses).
  7. Imaginer une technique de reproduction de l'image du corps du supplicié par radiation thermique (roussissure de l'étoffe).
  8. Créer la technologie permettant de mettre en œuvre cette technique.
  9. La mettre en œuvre d'une manière telle qu'elle soit un négatif photographique.
  10. D'une manière telle encore qu'elle soit codée pour une lecture tridimensionnelle de l'image.
  11. Et tout cela en prévision d'une expertise qui serait réalisée en une époque à venir encore très lointaine où les moyens techniques pourraient détecter et apprécier ces indices.
  12. Un tel montage réalisé à une époque où le faux serait tellement éloigné des canons picturaux, tellement indéchiffrable, qu'il provoquerait la perplexité de tous ceux qui n'auraient pas de bonnes raisons de croire en une histoire traditionnelle de l'objet.
  13. Créer une histoire traditionnelle de l'objet et la répandre avec assez de psychologie pour qu'elle soit crue par un nombre suffisamment important de personnes qui puissent ainsi le protéger à travers les siècles.
 
Le Maître de Lirey
En conséquence, le Faussaire de Lirey est le plus stupéfiant génie de l'histoire de l'humanité. On ne doit pas l'appeler Faussaire mais Maître. Reste, après avoir défini ses étonnantes capacités et son savoir laissant loin derrière lui toutes les "initiations" de l'histoire, à préciser sa personnalité sans oublier qu'elle n'a laissé aucune trace au 14e siècle… Autre énigme !
La cohérence scientifique oblige non seulement à prouver l'existence historique de ce Maître mais encore à reproduire le faux en utilisant les techniques de ce dernier.
Force est de reconnaître que le "Maître de Lirey" dont les partisans du faux sont incapables de prouver l'existence, n'a jamais existé et que le Linceul de Turin a de fortes probabilités d'être le Linceul authentique du Christ.
 
Le paradoxe de Turin
Les détracteurs de l'authenticité du Linceul qui soulignent la ténuité des preuves historiques antérieures au 14e siècle ne se soucient en effet pas de la totale absence de preuves de l'existence du Maître de Lirey pas plus encore que des techniques, technologies et connaissances de ce dernier et de leurs sources. Il y a fort à parier qu'ils n'y ont même pas pensé, mus plus par une intention de nier que par celle de prouver. Le paradoxe est qu'il s'agit de la part de ces partisans, souvent athées, d'une conviction basée non sur la démarche scientifique qu'ils prétendent avoir mais sur un acte de foi pur : "le Linceul de Turin est un faux parce que notre conviction est qu'il ne peut être vrai" ! Cette attitude banale chez le lecteur ou le téléspectateur moyens, constitue pour la partie de la communauté scientifique partisane du faux ce que nous appelons "Le paradoxe de Turin".
 
En outre, la datation de 1988 ne s'est, de loin pas, déroulée selon les règles les plus élémentaires appliquées ordinairement par les scientifiques (rapports, superviseurs, traçabilité, etc.…). La datation au carbone 14 n'offre d'ailleurs pas toutes les garanties de fiabilité que lui prêtent les médias, les exemples à contrario abondent.
 
Un message pour notre temps
Qu'en conclure si non que le Linceul de Turin a été "fait" en une période ancienne, probablement au 1er siècle de notre ère, où ce que nous appelons la "technologie" (4) n'était pas encore née. Il était dès l'origine destiné à notre époque où seule cette technologie peut l'analyser. Il est probable d'ailleurs que le Linceul n'a pas encore transmis tous ses messages.
Il est à la fois l'icône et la relique par excellence conçue aux temps anciens pour les temps modernes.
Aussi la véritable question que posait le Père Thévenon est : "Pourquoi ?"
 
La véritable image du Sacré-cœur
Il formulait les premiers éléments de réponse ainsi :
" Il nous faudra revenir sur le Saint Suaire, sur son étude, sur sa diffusion. C'est l'icône universelle pour notre 20e siècle et l'antidote puissant contre l'hérésie qui se développe actuellement dans l'Église." (1985)
" Le Saint Suaire de Turin m'intéresse de plus en plus. Cette pièce d'étoffe m'apparaît comme étant vraiment le terrain de la résurrection du Christ. Elle est bien gênante pour le courant antéchristique qui se développe actuellement dans l'Église." (1998)
"La vraie représentation du Sacré-cœur, l'image la plus saisissante et la plus simple, est celle du Saint Suaire." (1998)
Le Saint Suaire est une relique dont chaque photographie est l'icône "Acheiropoietos"(non faite de main d'homme) de la Passion du Christ offerte à chaque croyant des temps modernes.
 
NAHUM (5) 1999
 
 
Bibliographie
"La Passion de N.S. Jésus Christ selon le chirurgien"
  Docteur Pierre BARBET
  Éditions Dilen
 
"Le radiocarbone face au Linceul de Turin" Journal d'une recherche.
Marie-Claire van OOSTERWYCK-GASTUCHE
Edition. F.-X. de Guibert, Paris, 1999
 
"L'énigme du Linceul – La prophétie de l'an 2000"
  Arnaud-Aaron UPINSKY
  Édition FAYARD, 1998
 
"La désinformation autour du Linceul de Turin"
Daniel Raffard de Brienne
Édition de Paris, 2004
 
Consulter les sites :
http://www.shroud.com – très complet
http://www.factsplusfacts.com/ - nombreuses photographies


(1) "La Passion de N.S. Jésus Christ selon le chirurgien" Édition DILEN. Ouvrage épuisé, consulter un fournisseur d'ouvrages anciens, par exemple : http://www.chapitre.com ou le site suivant proposant des ouvrages épuisés en ligne (mais il ne s'agit pas de l'ouvrage cité, seulement d'un texte du Dr Barbet): http://www.jesusmarie.com
(3) Réalisée par l'avocat italien Secondo PIA, le négatif révéla pour la première fois le visage impressionnant du crucifié.
(4) Le sens exact de "technologie" en français est : l'étude des techniques. Nous l'utilisons ici dans son sens moderne inspiré de l'anglais. On peut le définir comme "assemblage savant de techniques complexes souvent très diverses pour obtenir un résultat propre aux sciences modernes". Par exemple le vol : les technologies aéronautiques, la transmission des images et des sons : les technologies des télécommunications, l'énergie de l'atome : les technologies nucléaire.
(5) NAHUM est le nom choisi par le Père Thévenon comme signature de certains travaux collectifs réalisés sous sa direction. Par plaisanterie, il parlait aussi de son "université".